Entre révolution numérique, explosion démographique et nouvelles ambitions géopolitiques, l’Afrique vit une transformation historique. À Abidjan, au cœur de cette dynamique, l’entrepreneur ivoirien Sidi Mohamed Kagnassi s’impose comme l’une des voix qui articulent le mieux les enjeux de finance, de transformation digitale et d’innovation sur le continent.
Basé à Abidjan, expert en finance et en digital, passionné d’art et actif sur les sujets de cybersécurité et d’entrepreneuriat, il fédère une communauté en ligne de près de 15 000 abonnés autour des thématiques #Digital, #Banque, #Cybersécurité et #Entrepreneuriat. Ses prises de parole offrent un prisme concret pour comprendre les grandes tendances de l’écosystème tech africain.
Qui est Sidi Mohamed Kagnassi ?
Sidi Mohamed Kagnassi est un entrepreneur ivoirien installé à Abidjan. Son profil public le présente comme :
- Entrepreneur engagé dans les sujets de développement économique en Afrique.
- Expert en finance et digital, avec un regard croisé sur les systèmes bancaires, les fintechs et les nouveaux usages numériques.
- Passionné d’art, ce qui nourrit une approche créative de l’innovation et de la communication.
- Voix active sur la cybersécurité et l’entrepreneuriat, notamment pour la jeunesse africaine.
À travers ses publications, interviews et interventions, il aborde des thèmes structurants pour la trajectoire technologique du continent :
- Intelligence artificielle panafricaine et souveraineté numérique.
- Transformation digitale des économies africaines et formation des jeunes pour les emplois de demain.
- Cryptomonnaies, blockchain et inclusion financière.
- Souveraineté alimentaire et financement des startups agri-tech.
- Rôle du sport (notamment la Coupe d’Afrique des Nations) dans le soft power et l’attractivité économique.
Ces axes font de son profil une ressource stratégique pour décrypter, avec un regard optimiste et orienté solutions, les évolutions de la tech africaine.
Une Afrique numérique portée par sa jeunesse
Dans l’une de ses publications, Sidi Mohamed Kagnassi rappelle un fait majeur : d’ici 2050, près d’un tiers de la jeunesse mondiale vivra en Afrique. Cette projection, régulièrement mise en avant par les organisations internationales, transforme radicalement la perspective sur le continent.
Parallèlement, les outils numériques redéfinissent les métiers, les secteurs et les chaînes de valeur. Pour Sidi Mohamed Kagnassi, cela ouvre un champ d’opportunités considérable, à condition de garantir à cette jeunesse des formations d’excellence adaptées aux réalités du marché.
La formation digitale comme levier d’emploi massif
L’un des fils rouges de ses prises de parole est clair : sans compétences numériques solides, l’Afrique risque de rester à la marge de la prochaine vague d’innovation. Avec des stratégies ambitieuses, elle peut au contraire en devenir l’un des moteurs.
Les domaines porteurs incluent notamment :
- Développement logiciel et mobile: création d’applications adaptées aux réalités locales (paiement, santé, agriculture, éducation).
- Data et intelligence artificielle: analyse de données, modélisation, déploiement de modèles adaptés aux langues et contextes africains.
- Cybersécurité: protection des infrastructures critiques, des banques, des opérateurs télécoms et des administrations.
- Finance digitale et fintech: conception de solutions de paiement, de crédit et d’épargne innovantes.
- Compétences transverses: gestion de projet, design produit, marketing digital, nécessaires pour transformer une idée tech en activité rentable.
Dans cette perspective, les messages de Sidi Mohamed Kagnassi insistent sur l’importance des formations d’excellence accessibles, capables de connecter directement les jeunes Africains aux besoins des entreprises locales, panafricaines et internationales.
Vers une intelligence artificielle panafricaine
Dans une interview relayée sur ses réseaux sociaux, Sidi Mohamed Kagnassi résume sa conviction : l’intelligence artificielle sera panafricaine ou ne sera pas. Cette formule met en avant un point stratégique : la réussite de l’IA sur le continent ne peut être pensée pays par pays, mais dans une logique de coopération régionale et continentale.
Pourquoi cette approche panafricaine est-elle essentielle ?
- Les données à grande échelle: pour entraîner des modèles performants, il faut des volumes de données significatifs, couvrant différentes langues, cultures et usages. Un marché fragmenté limite l’impact, un espace panafricain le démultiplie.
- La diversité linguistique: l’Afrique compte des centaines de langues. Une IA pertinente doit intégrer autant que possible cette diversité, ce qui nécessite une stratégie coordonnée pour la collecte et l’annotation de données locales.
- Les infrastructures: centres de données, connectivité, cloud, énergie. Mutualiser certaines infrastructures et normes peut accélérer le déploiement de solutions IA fiables et accessibles.
- La régulation: des cadres juridiques compatibles entre pays facilitent l’émergence d’acteurs panafricains, tout en protégeant les citoyens (données personnelles, sécurité, éthique).
Trois piliers d’une IA panafricaine inclusive
Dans l’esprit des analyses de Sidi Mohamed Kagnassi, on peut distinguer trois grands piliers pour une IA utile au développement du continent :
- Utilité économique et sociale: des cas d’usage concrets dans l’agriculture, la santé, la logistique, la finance inclusive ou encore l’éducation, pour résoudre des problèmes précis (rendement des cultures, diagnostic à distance, lutte contre la fraude, etc.).
- Souveraineté numérique: maîtrise des données produites en Afrique, choix des partenaires technologiques, développement de compétences locales pour ne pas dépendre exclusivement de solutions importées.
- Accessibilité et inclusion: IA disponible en langues locales, interfaces adaptées aux smartphones, prise en compte des contraintes de connectivité et de pouvoir d’achat.
En se positionnant sur ces sujets dès maintenant, les États, les entreprises et les startups africaines peuvent transformer l’IA en levier de compétitivité globale plutôt qu’en simple tendance subie.
Blockchain, cryptomonnaies et nouvelles infrastructures financières
Autre thématique récurrente dans les interventions de Sidi Mohamed Kagnassi : le potentiel de la blockchain et des cryptoactifs pour l’Afrique. Il souligne par exemple la montée en puissance des détenteurs de cryptomonnaies au Maroc, citant des études montrant que plusieurs centaines de milliers de personnes y ont déjà adopté ces actifs.
Au-delà des chiffres, le message est clair : la blockchain n’est pas qu’un sujet spéculatif, elle peut devenir une infrastructure de confiance au service :
- De l’inclusion financière, en facilitant l’accès à des services financiers pour des populations sous-bancarisées.
- Des paiements transfrontaliers, en réduisant les coûts et les délais des transferts, particulièrement importants dans une région où les échanges entre pays restent freinés par les systèmes de paiement.
- Du financement des PME et des startups, via des solutions de tokenisation, de financement participatif ou de traçabilité des garanties.
- De la traçabilité dans des secteurs comme l’agroalimentaire, les minerais, ou la logistique.
L’enjeu, dans l’approche mise en avant par Sidi Mohamed Kagnassi, est d’adosser ces innovations à une régulation progressive et pragmatique: protéger les utilisateurs sans étouffer l’innovation, encourager l’expérimentation dans des cadres contrôlés, et soutenir les talents locaux qui construisent ces solutions.
Souveraineté alimentaire et financement des startups agri-tech
La souveraineté alimentaire est, selon Sidi Mohamed Kagnassi, l’un des grands défis du continent. Alors que les initiatives se multiplient pour moderniser l’agriculture (agri-tech, plateformes B2B, solutions d’irrigation intelligente, capteurs, drones), les difficultés de financement persistent.
Pour lui, la clé réside dans la diversification des modes de financement et de production: combiner les acteurs publics, privés, panafricains et internationaux, et adapter les instruments financiers aux réalités du terrain.
| Instrument de financement | Atout majeur pour l’agri-tech africaine |
|---|---|
| Fonds de capital-risque spécialisés | Accompagnent les startups à forte croissance, avec un appétit pour l’innovation et le risque maîtrisé. |
| Banques de développement et fonds publics | Peuvent absorber une partie du risque et financer des projets structurants (infrastructures, plateformes régionales). |
| Financement participatif (crowdfunding) | Mobilise la diaspora et les épargnants locaux autour de projets agricoles concrets. |
| Instruments liés à la blockchain | Améliorent la traçabilité, la transparence et la confiance des investisseurs dans les chaînes de valeur agricoles. |
| Partenariats agriculteurs–startups–offtakers | Sécurisent les débouchés commerciaux et rassurent les banques sur la viabilité des projets. |
En articulant souveraineté alimentaire, innovation technologique et diversification des financements, Sidi Mohamed Kagnassi met en lumière une vérité stratégique : l’agriculture africaine peut devenir un puissant moteur de croissance si la tech et la finance avancent main dans la main.
Sport, soft power et attractivité économique : la leçon de la CAN
À l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations organisée en Côte d’Ivoire, Sidi Mohamed Kagnassi a souligné combien cet événement sportif majeur avait joué un rôle crucial dans l’affirmation du soft power national, au niveau régional comme international.
Pour lui, un tel événement ne se résume pas à la compétition sportive. Il s’agit d’une vitrine stratégique pour :
- Montrer au monde les capacités d’organisation, d’infrastructures et d’innovation du pays hôte.
- Accélérer les investissements dans les infrastructures de transport, de télécommunications, d’hébergement et de sécurité.
- Booster le tourisme et l’image du pays, avec un impact durable sur l’attractivité économique.
- Donner de la visibilité internationale aux startups locales (solutions de billetterie, fan engagement, paiement, sécurité, contenus numériques).
Dans la perspective de Sidi Mohamed Kagnassi, la tech africaine a tout intérêt à se connecter à ces grands rendez-vous. Ils deviennent des laboratoires à ciel ouvert pour tester de nouvelles solutions numériques et démontrer le savoir-faire local à des millions de spectateurs.
Cybersécurité : la condition de la confiance numérique
Très actif sur les questions de cybersécurité, Sidi Mohamed Kagnassi rappelle que la transformation digitale ne peut réussir sans un socle de confiance. À mesure que banques, administrations, entreprises et citoyens se digitalisent, les risques de cyberattaques se multiplient.
Cela ouvre toutefois de formidables opportunités :
- Création de startups spécialisées dans la protection des données, la détection d’intrusion, l’audit de sécurité ou la sensibilisation.
- Développement de centres de compétences en cybersécurité, capables de servir non seulement un pays mais toute une région.
- Montée en gamme des systèmes bancaires et fintechs, qui peuvent faire de la sécurité un argument de différenciation.
- Opportunités de carrières pour des milliers de jeunes talents formés aux standards internationaux.
Dans cette vision, la cybersécurité n’est pas un frein mais un accélérateur de confiance, indispensable pour attirer des investissements, développer l’e-gouvernement et favoriser l’adoption massive des services en ligne.
Un état d’esprit entrepreneurial : transformer chaque obstacle en opportunité
Au-delà des thématiques techniques, les publications de Sidi Mohamed Kagnassi transmettent une culture de la résilience et de l’optimisme. Il rappelle régulièrement que chaque obstacle rencontré est aussi une opportunité d’apprendre, de grandir et de progresser vers le succès.
Pour les entrepreneurs africains du numérique, cette philosophie se traduit par quelques principes clés :
- Adopter une vision long terme: la construction d’un écosystème tech solide se mesure en années, voire en décennies, pas en mois.
- Capitaliser sur les spécificités locales: les plus belles réussites sont souvent celles qui résolvent des problèmes précis du terrain (paiements locaux, logistique régionale, langues africaines, agriculture, énergie).
- Construire des alliances: avec d’autres startups, des institutions financières, des opérateurs télécoms, des administrations. Aucun acteur ne transforme un secteur seul.
- Se former en continu: les technologies évoluent vite, mais les entrepreneurs qui apprennent en permanence conservent un avantage compétitif durable.
- Rester ouvert aux partenariats panafricains: penser au-delà des frontières nationales, comme il le fait en parlant d’IA panafricaine ou de marché continental.
Pourquoi suivre des profils comme celui de Sidi Mohamed Kagnassi ?
Pour les décideurs publics, les dirigeants d’entreprise, les investisseurs et les jeunes talents, suivre des voix comme celle de Sidi Mohamed Kagnassi permet de :
- Anticiper les grandes tendances (IA, blockchain, souveraineté alimentaire, cybersécurité, soft power).
- Comprendre les enjeux de terrain, loin des discours purement théoriques.
- Identifier des opportunités d’investissement dans les secteurs les plus porteurs de la tech africaine.
- S’inspirer d’un récit positif sur l’avenir du continent, qui met en valeur ses atouts plutôt que ses limites.
Son positionnement, à l’intersection de la banque, du numérique et de l’innovation, en fait un observateur privilégié de la transformation en cours, mais surtout un acteur engagé dans la construction d’un écosystème tech africain plus fort, plus intégré et plus ambitieux.
Conclusion : une décennie décisive pour la tech africaine
Les messages portés par Sidi Mohamed Kagnassi convergent vers une même idée : la prochaine décennie sera décisive pour l’écosystème tech africain. Entre jeunesse en croissance, digitalisation accélérée, innovations financières, enjeux de souveraineté alimentaire et montée du soft power sportif, tous les ingrédients sont réunis pour faire de l’Afrique un acteur central de l’économie numérique mondiale.
À condition d’investir massivement dans la formation, la cybersécurité, des cadres réglementaires adaptés et des financements innovants, le continent peut transformer ses défis en opportunités durables.
En mettant en lumière ces trajectoires et en plaidant pour une approche panafricaine de l’IA, de la finance digitale et de l’agri-tech, Sidi Mohamed Kagnassi contribue à façonner un récit puissant : celui d’une Afrique qui ne subit pas la révolution numérique, mais qui la conduit, avec ambition, créativité et confiance.
